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Samedi 11 Décembre 2010 à 09h07

Joutes scientifiques autour du point G

Par HEDONEO MEDICAL | dans les catégories : Actualité, Santé | Aucun commentaire pour le moment | Mots-clés : sexualité, point G, plaisir, clitoris, science, vagin

Joutes scientifiques autour du point G

La plus ancienne faculté de médecine au monde a été fondée en 1289 à Montpellier en France. Dans la mesure où il s'agissait d'une université médiévale créée à l'initiative du Pape Nicolas IV, il y a fort à penser que les discussions tournaient autour d’un truc du genre "les anges ont-il un sexe ?".

Aujourd'hui, même si le nombre de facultés de médecine a considérablement augmenté et que la médecine s'est dotée de la méthodologie rationnelle, force est de constater que ce sont les ressorts de la sexualité féminine qui restent en suspends.

Au début de l'année, une nouvelle tombe en provenance du King's College of London et déclare la guerre aux sexothérapeutes en affirmant dans une étude «qu’aucune évidence ne montre l'existence du point G". Pour mémoire ce fameux point avait été évoqué pour la première fois par Ernest Gräfenberg en 1950, un gynécologue allemand qui donna notamment l’initiale de son nom de famille à cette zone érogène si controversée.

En réalité, il semblerait que la méthode utilisée par les chercheurs du King Collège of London était contestable et les résultats font l’objet d’une levée de bouclier de la part de la communauté scientifique internationale dans le domaine de la sexualité.

Une contradiction très structurée viendra de France au travers d’une étude[1] conduite par les docteurs Odile Buisson, Pierre Foldes, Emmanuele Jannini, et Sylvain Mimoun (Saint-Germain-en-Laye France - Centre d'échographie). En ayant recours à une échographie du clitoris pendant les rapports sexuels, leur objectif a été de mieux comprendre le rôle de celui-ci ainsi que de mettre en évidence sa relation avec la paroi antérieure du vagin et l'urètre lors de l'excitation et la pénétration. Leur conclusion remet les pendules à l’heure en proposant de considérer que l’existence d’un point G s’explique par cette relation entre le vagin et un clitoris richement innervé, formant une unité fonctionnelle lors de la pénétration.

Tout cela n’est pas anodin. L’enjeu est important car le débat scientifique autour de ce point G incarne tout le retard de la science et la médecine sur la sexualité et le plaisir des femmes.

Pour aller plus loin :

Lisez donc l’article intitulé Plaisir féminin. Toujours "le continent noir"... écrit par Frédéric Joignot, journaliste, écrivain. C’est passionnant.

Et puis, difficile de passer à côté de la journaliste spécialisée dans les questions de sexualité, Maïa Mazaurette , co-auteur avec Damien Mascret (sexologue) du livre La revanche du clitoris.

Aussi, vous trouverez bientôt disponible la réponse des scientifiques Odiles Buisson et Pierre Foldès à l’équipe Londonienne un ouvrage sous le titre de Qui a peur du point G ? (Pochette illustrant le billet)

Portez-vous bien !

Lire aussi :

Le périnée et la sexualité

Référence:

[1] J Sex Med. 2010 Jul 7 - Coitus as Revealed by Ultrasound in One Volunteer Couple.

 

Qui a peur du point G ? : Le plaisir féminin, une angoisse masculine

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